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comme Yédisch-Daïtsch

Le Yédisch-Daïtsch désigne le judéo-alsacien, la langue parlée par les membres de la communauté juive dans la région. Composante occidentale du yiddish, on y trouve des traces d’hébreux, d’araméen auquel s’ajoutent des traces de langue romane et de français. Une grande part du vocabulaire, la syntaxe ainsi que la morphologie est celle des langues germaniques.

On compte dix siècles de présence juive en Alsace. Beaucoup de cette population évoluait jusqu’au 19e siècle en milieu rural où les Juifs exerçaient surtout les métiers de marchands de textile et de bestiaux. Des monuments, des synagogues et les cimetières israélites attestent de ce passé riche.

Le judaïsme alsacien fait partie du monde ashkénaze, c’est-à-dire la branche originaire des pays d’Europe de l’Est, à différencier des Séfarades (Juifs du bassin méditerranéen, mais dont certains sont issus de l’immigration ashkénaze dans ces pays).

De nombreux évènements tragiques ont marqué l’histoire de ce peuple en Alsace, victime de soulèvement populaires antisémites. Ainsi, les Juifs ont été accusés d’avoir propagé la grande peste de 1349 qui décima plus d’un quart de la population alsacienne. Beaucoup périrent sur le bûcher. Au XVIe siècle, on compte peu de familles juives (entre 120 et 150 familles réparties dans les villages).

A partir de 1650, après la Guerre de Trente Ans, l’Alsace se repeupla grâce à l’immigration outre-Rhin. Peu à peu, la communauté juive se reconstruit. L’âge d’or du judaïsme alsacien est atteint dans la première moitié du XIXe siècle. Beaucoup de famille allèrent créer des communautés ou en rejoindre partout ailleurs en France.

La Seconde guerre mondiale fut, un peu plus tard, extrêmement meurtrière pour les Juifs d’Europe alors victimes de la Shoah. Les nazis déciment le peuple juif et son patrimoine. Ainsi, en 1940, les Nazis détruisent la Synagogue consistoriale du Quai Kléber à Strasbourg c’est pourquoi l’arrêt du tramway qui s’y situe s’appelle «Les Halles – Ancienne Synagogue ».

Qu’en est-il aujourd’hui, à Strasbourg ? Quartier du Contades, on compte une importance communauté juive. C’est d’ailleurs ici, à deux pas de la grande Synagogue de la Paix, que Germain a toujours vécu. Certains artistes locaux comme Roger Siffer de La Choucrouterie affirment que la présence juive a beaucoup contribué à l’évolution de l’humour alsacien, et à sa culture en général.

Visite (tout âge) : Se rendre au Musée Judéo-Alsacien de Bouxwiller mais aussi au Musée Alsacien de Strasbourg, riche en collections juives.

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