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comme Tomi Ungerer

« Moi je suis alsacien. Pleinement. Je me déplace avec ma géologie personnelle. Je suis un peu comme une tortue qui aurait laissé sa carapace à Strasbourg et qui y reviendrait de temps en temps. »

Tomi Ungerer

Dans la catégorie des grandes personnalités artistiques alsaciennes, Tomi Ungerer est à l’image de Germain : une figure de proue. Dessinateur reconnu à l’international pour son talent, il s’est distingué par une production de pas moins de 40.000 dessins divers et variés.

En proie à une enfance difficile, Tomi aura perdu son père Théodore à l’âge de quatre ans, décédé à la suite d’une longue maladie. Il se vit comme l’héritier de ce dernier, qui était à la fois artiste, historien et horloger de renommé à Strasbourg. Théodore est connu pour avoir repris l’activité de l’entreprise d’horlogerie Ungerer, dans la lignée de son propre père (Alfred) et grand-père (Auguste Théodore, le fondateur) avant lui.

Tomi Ungerer a toujours été un voyageur dans l’âme. Voilà sans doute l’origine de ses influences diverses, bien qu’il concède que sa première inspiration reste l’Alsace et le cadre chaleureux et romantique de son village d’enfance, Wintzenheim. Dès la fin de la guerre, en 1946 et alors qu’il n’a que 15 ans, il enfourche son vélo et part à l’exploration de la France… Ne parvenant pas à décrocher son baccalauréat en 1951, il se débrouille pour visiter la Laponie. Trois ans plus tard, il se rend en Islande, en Norvège, puis en Grèce et en Yougoslavie. Infatigable globe-trotter, il finit par débarquer à New York en 1956, où sa carrière de dessinateur va enfin prendre son envol, pour ne plus jamais s’arrêter.

Il fait de l’Alsace un combat de premier plan dès 1975 en donnant nombre de ses œuvres originales à la ville de Strasbourg, qui les exposera dans un musée à son nom. Ce musée se situe avenue de la Marseillaise. Dans les années qui suivent, Tomi met un point d’honneur à défendre la culture et le particularisme alsacien. Il œuvre à l’amélioration des relations entre l’Allemagne et la France par le biais de cette région qu’il aime tant et qui a toujours jonglé entre ces deux pays aux langues si distinctes.

Même si peu savent le nommer, tous les Strasbourgeois connaissent le célèbre « Aqueduc de Janus », ce monument situé à l’arrière de l’Opéra national du Rhin, non loin de la place Broglie, et mis en place par Tomi Ungerer à l’occasion du 2000ième anniversaire de Strasbourg en 1988.

Chevalier de la Légion d’honneur, Prix Hans Christian Andersen d’illustration, et même Bretzel d’or 1980 (prix qui lui a été remis par Germain Muller lui-même), Tomi Ungerer a marqué non seulement l’Alsace mais également le reste du monde par son talent et son travail infatigable de dessinateur, d’illustrateur, de satiriste et de publiciste.

- Visite (tout âge) : Se rendre au Musée Tomi Ungerer de Strasbourg et rédiger un petit texte sur sa pièce préférée.
- Création (7 ans et +) : Tomi Ungerer, à travers ses nombreuses œuvres, a montré sa passion pour l’étrange, l’absurde, l’hétéroclite, la collection. Pourtant, son travail fait preuve d’une certaine cohérence malgré la diversité de ses goûts. Dans un musée, on trouve aussi cette dimension hétéroclite et c’est alors tout un travail pour ordonner et mettre en scène intelligemment les différentes collections acquises et les dons.
Commencer une collection collective, où chaque élève de la classe contribue chaque semaine. Le premier enfant ramène un objet qu’il aime, et ainsi de suite. A la fin, il faudra mettre en scène de manière cohérente les objets (selon le matériau dominant, ce qu’il évoque etc.). Avec l’aide de l’enseignant(e), les élèves rédigent une notice pour chaque objet (cartel) et une notice globale. Ainsi s’ouvre le petit musée de la classe !

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